Vous êtes Consultant indépendant et vous souhaitez booster votre activité tout en évitant les erreurs marketing classiques ?
Découvrez ces 10 règles inspirées du marketing B2B, adaptées aux consultants, formateurs freelance et professionnels du coaching.
L’objectif : vous aider à bâtir une stratégie solide, à vous différencier de la concurrence et à poser les bonnes questions efficaces pour comprendre les besoins de vos prospects. Ainsi, vous saurez comment un consultant freelance indépendant réussit son marketing et attire les bons clients. C’est parti !
n°1 : votre marché cible n’est pas « homogène »
Les experts du commerce savent depuis toujours, en travaillant avec différents secteurs, que seule une minorité de clients potentiels (moins de 5 %) sont réellement prêts à acheter à un instant T. Pourtant, la majorité (plus de 95 %) ne l’est pas encore.
Pour un consultant freelance ou un coach, la mauvaise approche marketing serait de se concentrer exclusivement sur les moins de 5 % de prospects déjà engagés dans un processus d’achat. Comprendre cette règle transforme complètement l’approche marketing.
Même s’il demeure primordial de cibler les prospects sur le point d’acheter (car ils génèrent un revenu immédiat), il est déconseillé de limiter sa stratégie à ce public restreint. Ignorer ainsi 95 % du marché potentiel revient à négliger une source considérable d’opportunités futures.
n°2 : Les acheteurs B2B traversent plusieurs étapes d’achat
Les spécialistes rappellent qu’il est rare d’acheter un service B2B de façon impulsive, comme on le ferait pour un produit de consommation courant. Les achats B2B suivent une séquence psychologique prévisible ; Chaque phase de ce cheminement appelle un contenu et un message adaptés. Cependant, de nombreux marketeurs choisissent d’envoyer un seul message à tous : c’est une erreur.
L’objectif de toute stratégie marketing est de faire passer l’acheteur d’une extrémité du parcours (pas encore conscient du problème) jusqu’à la décision finale, en lui fournissant les informations appropriées à chaque étape.
n°3 : Les acheteurs B2B suivent un parcours non linéaire
Contrairement à la façon dont la plupart des entonnoirs marketing sont représentés, le parcours d’achat B2B ne se déroule pas en ligne droite. Les prospects recueillent des informations de manière échelonnée : un jour sur LinkedIn, un autre jour sur YouTube. Ils consultent des collègues, comparent plusieurs offres, et s’informent sans ordre précis.
La plupart des schémas d’entonnoir traditionnels ne tiennent pas compte de cette réalité. C’est pourquoi il importe de se rendre visible sur plusieurs canaux avec un message constant, au quotidien. C’est la meilleure manière de développer une forte présence à l’esprit des futurs acheteurs, afin qu’ils pensent en priorité à l’entreprise qui sait se rendre incontournable, dès qu’ils sont prêts à passer à l’action.
n°4 : L’intention d’achat est influencée par de multiples facteurs
Il est impossible de créer une intention d’achat à partir de rien. Celle-ci dépend d’un ensemble de facteurs internes et externes.
Plutôt que de vouloir tout contrôler, il est plus efficace de positionner régulièrement sa solution comme un choix évident. Lorsque l’envie ou le besoin d’acheter se manifeste enfin, la marque ainsi établie ressort comme une évidence.
n°5 : Les entreprises B2B font face à des dynamiques d’achat diversifiées
Le déclencheur d’un achat varie selon l’endroit et la raison pour lesquels la demande naît au sein de l’entreprise. Parfois, il peut émaner de l’équipe opérationnelle, parfois de la direction.
Le point d’origine détermine la dynamique de la décision, notamment :
- Le récit à présenter
- Les personnes à convaincre
- Le mode de justification de la décision en interne
Négliger ce paramètre conduit à un message qui ne résonne pas auprès des véritables décideurs.
n°6 : Les entreprises B2B achètent souvent en comité
Les achats B2B relèvent rarement d’une seule personne. Les décisions font intervenir des comités d’achat, parfois composés de plusieurs services.
Chacun des membres de ce comité soulève des interrogations spécifiques et répond à des contenus et arguments qui peuvent différer. Une campagne marketing doit donc tenir compte de chaque point de vue.
Pour réussir, il faut comprendre les priorités de tous les intervenants et concevoir un message qui réponde aux besoins de chacun.
n°7 : Il est crucial de s’adapter aux méthodes d’achat des prospects
De nombreux marketeurs recourent à des techniques de vente agressives, sans tenir compte du processus d’achat B2B. Or, comme évoqué dans la règle précédente, les acheteurs B2B prennent le temps de s’informer. Sur plusieurs semaines ou mois, ils comparent les solutions, évaluent différents prestataires et échangent avec leurs collègues.
La stratégie marketing doit s’aligner sur ce rythme :
-
Éviter les tactiques de vente intrusives, parfois couteuses (comme la publicité Adwords),
-
Apporter les bonnes informations au bon moment, dans le bon format, et ce, de façon régulière.
n°8 : Garder le cap et fuir le “syndrome de l’objet brillant”
Le premier obstacle au bon positionnement est de vouloir s’adresser à tous, en même temps. Les acteurs B2B les plus performants conservent un positionnement précis : ils se concentrent sur une opportunité de marché bien définie, jusqu’à maîtriser ce segment avant d’en explorer un autre.
Un positionnement fort demande de la discipline : il convient de résister à la tentation de poursuivre systématiquement chaque piste, de rester focalisé sur une cible, un message, et un segment de marché à la fois.
L’herbe paraît souvent plus verte ailleurs, alors qu’elle est surtout plus verte là où on l’arrose.
n°9 : Toujours partir de l’audience
Il est recommandé de ne jamais commencer une stratégie marketing en se demandant “Qu’allons-nous créer ?”. Il est plus pertinent de s’interroger sur son public cible, ses futures clients (le décideur dans l’entreprise, l’acheteur, le chef de projets…) : “Que veut ou doit voir l’audience ?”.
Les besoins du public passent avant les envies ou les messages que souhaite diffuser l’entreprise. Les marketeurs doivent se mettre à la place des prospects :
- Quels sont les sujets qui les préoccupent ?
- Quelles informations leur manquent ?
- Quels risques cherchent-ils à éviter ?
- Quel élément déclenche leur passage à l’action ?
Ce changement de perspective vers un marketing « orienté client » génère des contenus qui résonnent plus fortement auprès des personnes visées.
n°10 : Comprendre les vraies raisons d’achat
Les acheteurs B2B ne signent pas pour une seule raison. Les justifications rationnelles (améliorer l’efficacité, réduire les coûts, gagner du temps) masquent parfois des ressorts émotionnels plus profonds (désir de reconnaissance, peur de prendre du retard par rapport à la concurrence, etc.).
Lorsqu’une stratégie marketing ne met en avant que l’aspect fonctionnel ou économique, elle peut passer à côté des véritables motivations d’achat. Il est donc judicieux d’identifier à la fois les facteurs rationnels et émotionnels pour les intégrer dans le discours.
Un marketing qui aborde ces deux dimensions se révèle souvent bien plus percutant.
Conclusion sur ces 10 règles
Ces 10 règles forment les bases d’un marketing B2B aligné sur la réalité des décideurs. Les équipes qui ignorent ces principes perdent parfois beaucoup de temps et de ressources sur des campagnes inadaptées : elles visent des segments pas encore mûrs, créent des contenus superflus, ou forcent le rythme de vente au détriment des prospects.
En intégrant ces fondamentaux, la stratégie marketing gagne en cohérence et reflète les étapes et les motivations réelles du parcours d’achat.
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